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Jane Iredale
Jane Iredale

FPS et FDA

Qu’est-ce qu’un indice FPS ?

Le Facteur de Protection solaire (FPS) réfère aux techniques approuvées par la Food and Drug Administration's (FDA) pour évaluer l’efficacité d’un écran solaire par rapport aux rayonnements ultraviolets B du spectre. L’indice FPS ne mesure pas le taux de protection contre les rayons ultraviolets A (UVA).

La définition scientifique du FPS est le rapport entre le temps d’exposition aux rayons ultraviolets (UV) nécessaire pour provoquer un érythème minimal décelable sur une peau protégée par un écran solaire et le temps requis pour produire un érythème sur une peau non protégée. Un protocole de test typique se déroule comme suit : la peau d’une zone habituellement non exposée au soleil, comme celle des fesses ou du bas du dos, est recouverte d’un film adhésif résistant à la lumière ; de petits carrés de 1 cm sont successivement découpés dans le film de manière à ce que chaque petit carré de peau reçoive une dose déterminée de rayons UVB. Le patient doit retourner le lendemain pour se faire examiner. Les zones exposées sont alors évaluées par rapport à l’érythème (rougeurs).

L’indice FPS vous donne ainsi une idée du temps que vous pouvez vous exposer sans attraper de coup de soleil. Par exemple, si vous attrapez normalement un coup de soleil après une exposition de 10 minutes sans écran solaire et que vous avez appliqué un écran solaire doté d’un FPS 15, vous serez protégé des coups de soleil pendant 150 minutes. Cela ne signifie pas pour autant que vous soyez protégé contre les autres dommages que peut entraîner l’exposition au soleil. Un écran solaire à large spectre est requis pour obtenir également une protection contre les rayons UVA.

L’indice « Très Résistant à l’Eau » est octroyé si le même écran solaire obtient le même FPS lorsqu’il est appliqué sur des sujets humains soumis à quatre fois 20 minutes d’immersion dans de l’eau courante. Un FPS 20 a été attribué à nos poudres libres et compactes. Elles peuvent également toutes afficher l’inscription « Très Résistant à l’Eau ». Sous la nouvelle monographie de la FDA, l’inscription « Water Proof » n’est plus permise.

Quelle différence y a-t-il entre un écran solaire et un écran total ?

Sous la nouvelle monographie de la FDA, l’utilisation du terme « Écran total » est interdite. La FDA tente d’éliminer toute confusion concernant le sentiment de fausse sécurité que le public pourrait avoir. Le dioxyde de titane et l’oxyde de zinc inclus dans nos poudres minérales de base bloquent littéralement les rayons UV en agissant sur la peau comme de petits miroirs réfringents réfléchissant et absorbant les rayons. La plupart des écrans solaires chimiques possèdent des capacités d’absorption hautement efficaces par rapport aux UVB, partielles par rapport aux UVA et dans certains cas, aux ondes infrarouges. Une fois que les agents chimiques ont atteint leur limite d’absorption, l’écran solaire perd toute son efficacité. (L’absorption est le processus au cours duquel la lumière est « perdue » lorsqu’elle tombe sur une matière. La lumière n’est pas vraiment perdue, mais convertie en un autre type d’énergie, tel que la chaleur.)

Le Dr Nicholas J. Dans leur livre récemment publié « Sunscreens », le Dr Nicholas J. Lowe et le Dr Josia Friedlander, reliés tous deux au Centre de recherche sur la Peau de Californie, ont dit : Développement, Évaluation et Réglementation : Une nouvelle sous-catégorie de bloquants physiques, les poudres micronisées réfléchissantes, ont récemment été rendues disponible par divers fabricants. Contrairement aux bloquants physiques traditionnels, les poudres micronisées réfléchissantes sont moins visibles, tout en délivrant une protection à large spectre contre les rayons UV. Cela devrait se révéler particulièrement utile pour les patients sensibles aux rayons UV qui sont réfractaires aux anciens bloquants physiques pour des raisons cosmétiques. Le fait qu’elles ne causent pas de photosensibilisation constitue un avantage supplémentaire.

Toutes les poudres minérales ne sont toutefois pas dotées d’un indice FPS. Si elles le sont, le FPS doit être spécifié sur l’emballage.

Quelle quantité de produit antisolaire doit-on appliquer pour bénéficier de la protection affichée ?

Bien plus que vous ne pensez ! Lors d’une récente conférence de dermatologues, nous avons appris qu’une main creusée en coupe pleine de crème à raser équivaut à la quantité de produit nécessaire pour bénéficier du FPS revendiqué par le produit. La FDA suggère : Pour obtenir la protection maximale de votre écran solaire, appliquez au moins une main pleine du produit environ 30 minutes avant de sortir au soleil et réitérez l’application après la baignade, après vous être séché à l’aide d’un essuie-main ou après n’importe quelle activité physique provoquant une transpiration excessive.

Existe-t-il une manière de bronzer en toute sécurité ?

Non ! Le bronzage est le signe d’une lésion. C’est une tentative du corps à augmenter sa protection antisolaire à la suite d’un endommagement permanent causé par une surdose d’exposition aux rayons ultraviolets ! 80 % des signes de vieillissement visibles sont dus à l’exposition au soleil. Et cela implique toutes les expositions au soleil, car la radiation est cumulative. Aller vider sa boîte à lettres, monter dans sa voiture et s’asseoir à la fenêtre… tout compte ! S’exposer sans protection au soleil équivaut à actionner la fonction « avance rapide » de la machine à voyager dans le temps.

Quels rayons sont les plus nocifs ?

À une certaine époque, on pensait que les rayons UVB étaient les grands coupables, car ils pénètrent profondément dans l’épiderme, causant des dommages irréversibles. Aujourd’hui, on sait que les rayons UVA sont tout autant, pour ne pas dire plus nuisibles. Selon le Dr Madhu A. Pathak de l’École médicale de Harvard : De nombreuses recherches menées dans ce domaine ont révélé que l’action biologique primaire des rayons UVA implique l’altération de l’ADN.

Les rayons UVB émis par le soleil varient significativement en fonction des saisons ; les rayons UVA demeurent pour ainsi dire les mêmes tout au long de l’année. La quantité de rayons UVA atteignant la surface de la terre est bien plus élevée que celle des rayons UVB. Il s’ajoute à cela que les rayons UVA traversent la plupart des vitres et plastiques qui ne laissent pas passer les rayons UVB.

Vérifiez toujours que votre écran solaire protège aussi bien des rayons UVB que des rayons UVA, mais sachez qu’en dépit de la publicité, aucun écran solaire ne bloque absolument tous les rayons ultraviolets. La meilleure défense est d’essayer de minimiser votre exposition au soleil entre l0 h et 15 h. Les effets des rayons infrarouges (ressentis par le corps comme une chaleur) ne sont pas encore entièrement connus, mais selon les Drs Lorraine et Albert Kligman de l’Université de Pennsylvanie, on ne peut pas exclure leur relation avec le phénomène du photovieillissement.

Quels sont, entre autres, les effets de l’exposition au soleil ?

Les lignes, les rides et l’affaissement cutané sont le résultat direct des dommages causés par le soleil aux fibres de collagène et d’élastine sous-jacentes. Sous l’effet du soleil, les mélanocytes produisent beaucoup plus de pigments (c’est le corps qui tente de se protéger), ce qui peut entraîner ainsi une hyperpigmentation. Ajoutez-y les macules hypopigmentées, les télangiectasies et l’augmentation des kératoses actiniques précancéreuses et le résultat du bronzage n’est pas beau à voir.

Est-ce que je ne viens pas d’entendre que les écrans solaires sont inefficaces contre les mélanomes ?

Non, le Dr Marianne Berwick a seulement dit qu’on ne pouvait pas se fier à 100 % aux écrans solaires pour prévenir les mélanomes. Cela ne signifie pas pour autant qu’il ne faut plus les utiliser. Le mélanome est actuellement le 10e type de cancer le plus répandu aux États-Unis. Le nombre de cas a dramatiquement augmenté, atteignant le chiffre de 42 000 par an. La plupart des dermatologues sont d’avis que le développement d’un mélanome prend un peu plus de vingt ans. Les personnes atteintes aujourd’hui de ce cancer se sont probablement exposées aux rayons nuisibles du soleil il y deux décennies, lorsqu’il n’y avait pas encore d’écrans solaires vraiment efficaces.

Le D. Roger Ceilley, président de l’Académie américaine de Dermatologie, a dit : La protection solaire la plus efficace devrait commencer dans la petite enfance et être poursuivie tout au long de la vie. Les preuves de l’effet bénéfique de l’utilisation d’écrans solaires sont écrasantes, non seulement par rapport à la prévention des coups de soleil douloureux, mais aussi par rapport à la prévention du photovieillissement, du cancer de la peau et des mélanomes. Nous pensons qu’il serait irresponsable de conseiller d’arrêter l’utilisation régulière d’écrans solaires.

Les dommages causés par le soleil sont-ils réversibles ?

On nous dit que c’est possible si, et seulement si, la peau est toujours protégée du soleil. Les excellents produits de soin de la peau que l’on trouve aujourd’hui sur le marché aident la peau à réparer les dommages dus au soleil. Mais ils perdent leur efficacité lorsqu’ils ne sont pas utilisés en combinaison avec une bonne protection solaire. Des mois de dur labeur peuvent être réduits à néant en une seule matinée passée à jardiner sans écran solaire, sans chapeau ou sans gants.

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